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Sales Pitch

3 erreurs de traduction qui tuent ton pitch en anglais

Trois habitudes de traduction courantes chez les francophones qui minent un pitch de vente en anglais, avec la correction pour chacune, expliquée simplement.

, 3 min de lecture, Anglais des affaires

Aussi disponible en English, Español

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Une personne tapant sur un ordinateur portable à un bureau
Photo Kit, Unsplash

À retenir

  • Traduire la structure de phrase mot pour mot (en gardant les subordonnées et le registre formel courants dans l'écriture d'affaires française) produit un anglais grammaticalement correct mais qui sonne rigide et étranger.
  • Les faux amis (des mots qui se ressemblent entre les langues mais veulent dire autre chose) causent des malentendus précis et récurrents ; "actually," "eventually," et "assist" sont les trois plus dommageables en contexte de vente.
  • La correction pour les trois erreurs est la même : penser en phrases anglaises courtes et simples dès le départ, plutôt que de composer une phrase dans sa langue maternelle et de la traduire.

Les erreurs de traduction dans un pitch causent rarement une vraie confusion. Ce qu'elles causent, c'est une petite impression cumulative que quelque chose cloche légèrement, ce qui mine discrètement la confiance. Voici les trois plus courantes et la correction précise pour chacune.

Erreur 1 : traduire la structure de phrase, pas juste les mots

L'écriture et la parole d'affaires françaises utilisent souvent des phrases plus longues avec plus de subordonnées ("étant donné que notre solution, qui a été développée spécifiquement pour ce marché, répond au besoin que la plupart des entreprises de ce secteur connaissent actuellement...") que la communication d'affaires anglaise typiquement. Traduite mot pour mot, la grammaire est souvent correcte, mais la phrase sonne rigide, formelle et étrangère d'une façon difficile à nommer mais facile à ressentir.

La correction : découpez les longues phrases en deux ou trois courtes. "Our solution was built specifically for this market. Most companies in this sector deal with [problème précis]. Here's how we address it." Même information, livrée dans le rythme plus court et direct qu'utilise la communication d'affaires anglaise naturelle.

Erreur 2 : les faux amis qui changent votre sens

Trois faux amis précis causent le plus de dégâts en contexte de vente :

  • "Actually" ne veut pas dire "actuellement," malgré la ressemblance. "We are actually building that feature" sonne comme une correction à une hypothèse de l'auditeur, pas comme une déclaration sur un projet en cours. Dites "currently" ou "right now."
  • "Eventually" ne veut pas dire "possiblement" ou "peut-être," malgré la ressemblance avec "éventuellement." Ça veut dire "au bout du compte, après un certain temps." L'utiliser pour dire "peut-être" transforme une réserve honnête en ce qui sonne comme une promesse ferme. Dites "possibly" ou "we might."
  • "Assist" veut dire "aider," pas "assister à," malgré "assister à" en français. Dire "I assisted the conference" au lieu de "I attended the conference" est une petite erreur vraiment confuse plutôt que juste informelle.

La correction : gardez une courte liste personnelle des faux amis que vous attrapez chez vous, et révisez-la avant les appels importants. La plupart des gens en ont seulement trois ou quatre qui reviennent ; une fois qu'on connaît les siens, c'est facile de s'auto-corriger.

Erreur 3 : traduire littéralement les formules de politesse

Les formules de politesse formelles courantes dans l'écriture d'affaires française ("je me permets de vous contacter") n'ont pas d'équivalent naturel en anglais, et les traduire littéralement ("I allow myself to contact you") sonne étrange plutôt que poli. La politesse d'affaires anglaise fonctionne différemment : elle passe typiquement par la franchise plus une légère reconnaissance, pas par des formules de demande de permission formelles.

La correction : remplacez la formule de politesse traduite par la convention anglaise à la place : "Hope this isn't a bad time" ou simplement commencer directement par "Quick question about [sujet]" porte la même intention polie sans la traduction maladroite.

La correction sous-jacente pour les trois

Les trois erreurs viennent de la même cause profonde : composer la phrase dans sa langue maternelle d'abord, puis la traduire, plutôt que de construire directement la phrase anglaise. La correction à long terme est de préparer vos phrases de pitch clés directement en anglais à l'avance, pour que pendant l'appel réel vous récupériez une phrase anglaise déjà construite plutôt que d'en construire et traduire une nouvelle sous pression. C'est exactement pourquoi les templates et les listes de phrases (comme ceux ailleurs dans cette section) sont plus utiles en pratique que la seule étude de grammaire : ils vous donnent de l'anglais correct et naturel à saisir, plutôt qu'une règle à appliquer en traduisant en direct.

Questions fréquentes

Comment s'empêcher de traduire dans sa tête pendant un appel en direct?
Pratiquez en préparant vos points de discours clés directement en anglais à l'avance, plutôt que dans votre langue maternelle, pour récupérer des phrases anglaises déjà construites plutôt que d'en construire et traduire de nouvelles en direct sous pression.
Ces erreurs sont-elles spécifiques aux francophones, ou universelles?
Les faux amis précis et les habitudes de structure de phrase décrits ici sont particulièrement courants chez les francophones à cause de la proximité de certains mots et structures formelles entre le français et l'anglais, sans vouloir dire tout à fait la même chose.
Est-ce que ces erreurs coûtent vraiment des affaires?
Rarement seules, mais ça s'accumule. Un pitch avec plusieurs petites erreurs de faux amis ou des structures de phrase trop formelles et traduites sonne légèrement moins confiant et moins clair, et la clarté est une des choses que les acheteurs utilisent, consciemment ou non, pour juger la fiabilité.